Publié le par Philippe WALQUEMANE
Tout le monde est à l'heure Place du Champ de Mars, prêt à braver le froid hivernal, adouci par un si beau soleil. Comme d'habitude, nous nous répartissons dans les voitures direction le Palais sur Vienne vers un parking déjà bondé. Nos premiers pas nous mènent sur les bords de Vienne. Le chemin est ombragé et laisse place à une végétation recouverte de givre, le sol durci par le gel. Mais nous sommes vingt-deux déterminés à braver tous les éléments. Ce n'est pas cette partie de cache-cache avec le soleil qui va nous impressionner. Nous partons d'un bon pas et déjà la marche nous réchauffe. Le parcours s'avère sans aucune difficulté. Nous cheminons avec aisance, bercés par les calmes remous de la Vienne, propices à la rêverie et à la méditation. Si apaisante soit-elle à cet endroit là, elle n'empêche pas les conversations d'aller bon train. En empruntant un petit chemin de traverse, nous découvrons de petites plaques de bois au pied de jeunes chênes. Des prénoms et une date de naissance sont gravés sur chacune d'elles. Curieux nous essayons de les lire malgré les herbes folles qui les cachent parfois. Nous constatons que tous les enfants sont nés au début de ce millénaire. Magnifique idée pour ceux-ci et pour les arbres d'avoir un compagnon qui grandira avec eux ? Qui dit froid, dit canard. Ils sont bien là, pataugent et cancanent près des berges. Un kayakiste passe et repasse devant nous, son embarcation glisse avec grâce. Au loin, on entrevoit l’église Saint-Michel des Lions… nous approchons du cœur de Limoges. Ainsi, nous atteignons le pont Saint-Étienne sur fond de cathédrale du même nom, pour la traditionnelle photo témoignage, « Nous y étions ». Retour par le même trajet. Lorsque nous arrivons au parking, quelques douleurs se réveillent ou se sont déjà réveillées. Mais nous sommes allés au bout de nos 12 km. Et oui ! Le corps n'est pas un long fleuve tranquille. Texte : Béatrice Walquemane. Photos : Nadine Ducher